« L'agenda extrêmement chargé de la première dame est toujours principalement consacré aux associations caritatives dans lesquelles elle est engagée depuis longtemps, au développement rural, ainsi qu'au soutien du président », indique par ailleurs le mail.
« Ces jours-ci, elle s'occupe également d'encourager le dialogue.
Elle est à l'écoute et réconforte les familles victimes de la violence », toujours selon la source citée par The Times. Cette intervention a été fortement décriée par les militants de l'opposition qui accusent Asma Al-Assad de faire preuve d'une « hypocrisie intolérable ».
Virulentes critiques
Il y a un an encore, les médias internationaux chantaient les louanges de l'épouse de Bachar Al-Assad, la comparant à Rania de Jordanie ou encore à Carla Bruni-Sarkozy. Mais le soulèvement syrien a porté un coup dur à son image de femme douce et moderne, qui jouait un rôle considérable auprès de son mari.
En préférant rester silencieuse face au sort des milliers de victimes de la répression dans son pays, Asma Al-Assad s'est en effet attiré les foudres des anti-régime, certains internautes syriens n'hésitant pas à la qualifier de « Marie-Antoinette » des temps modernes. Sa présence, aux côtés de deux de ses enfants, en janvier dernier à un rassemblement pro-régime à Damas avait renforcé les critiques à son égard.
Les déclarations d'Asma Al-Assad, publiées aujourd'hui dans The Times, interviennent alors que l'armée poursuit ses attaques contre les insurgés. Les forces syriennes continuent notamment de pilonner des quartiers de Homs, ville dont la famille de la première dame est originaire et qui est aujourd'hui l'un des principaux foyers de la contestation en Syrie. Ce mardi, les monarchies du Golfe -Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar et Emirats arabes unis- ont par ailleurs annoncé le retrait de leurs ambassadeurs en Syrie et l'expulsion des diplomates syriens de leurs territoires.
© Elle.fr



